27/05/2005

Phobie collective

 
Je déjeunais avec Mademoiselle J et Mademoiselle Z dans le jardin d'un petit resto du centre ville de Bruxelles.
Il faisait une chaleur accablante mais qu'est-ce que c'était bon !!!
Nous sentions la sueur perler dans les recoins de nos corps, sous les jupes, sous les tops, dans la nuque...
Je sentais encore la brûlure du soleil de la veille sur mes épaules...
Le soleil m'avait frappé
 
Lorsqu'une arraignée sauteuse fait son apparition sur la chaise de Mademoiselle J en face de moi.
Elle plombe l'ambiance.
 
Mademoiselle J n'achève pas sa phrase, regarde mes yeux remplis d'effroi, me demande des yeux "Quoi?" Je lui montre l'arraignée, elle devient livide, se contrôle pour ne pas hurler. Mademoiselle Z assise à côté d'elle se paralyse. Impossible pour aucune d'entre-nous de faire quelque chose.
Désolée, je ne peux pas !
Moi, non plus !
Et moi, encore moins !
OH
AH
IH
 
Finalement, ayant ameuté la table voisine, un gentilhomme s'en est aimablement occupé.
Je pense sincèrement que nous avons dû être ridicules mais franchement, ces bêtes-là ne devraient pas exister !!!
 
 

16:38 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

25/05/2005

Problème capillaire

Je devenais dingue...
Je ne pouvais plus passer ma main dans mes cheveux sans
Qu'ils s'électrisent...
Impossible de les brosser...
Les brusher... Un enfer...
Les attacher... seule issue...
Les arracher... J'aurais pu...
 
Mais j'ai préféré une solution disons plus raisonnable...
Pour eux...
Rendez-vous chez mon sauveur, Sergio Bossi
"Il faut absolument que vous m'aidiez, c'est une question de ... (bon, d'accord, j'exagère)!".
 
Je n'ai pas dû en dire plus!
Je ressemblais à un épouvantail
Ayant subi de nombreuses attaques d'oiseaux peu effrayés...
 
Ma sauveuse aux yeux violets
Et aux cheveux trois couleurs me demande:
- "Vous utilisez des shampoings deux en un?
Et bien ne cherchez plus! C'est ça! Ils sont gorgés de silicone!"
- "Vous rigolez? Mes cheveux? On parle bien de mes cheveux? Ils sont siliconés?
Mince alors! Je voulais juste les gainer, pas les grossir!".
 
Purification des cheveux!
Coupe oblige!
"Juste un peu" ai-je eu le temps de dire... Mais bon...
Les longueurs sont subjectives, 2 centimètres pour vous deviennent rapidement 4 pour la sauveuse...
 
Mais je l'aime cette sauveuse...
Le résultat est impeccable...
Cheveux légers, lissés, brillants, coupe impeccable!
Et plus d'électricité...
Et plein de nouveaux produits
Et un ordre: virer les shampoings deux en un!!!
Compris? Virez les shampoings deux en un!
 
Et je me sens vraiment bien!!
 
Vanité quand tu nous tiens...
 

12:08 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

23/05/2005

Soulagement...

 
Je souffle enfin...
Je respire...
Je soulage...
 
Quelle angoisse...
Quand on est pas prête à accepter...
 
Je les ai rarement attendues...
Avec tant d'impatience...
 
Ces maux...
Ce malaise...
Cette torpeur humide...
Cette souillure intime...
 
Je n'aurais pas aimé
être mise au pied du mur!
 
Et pourtant...
 

16:13 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

18/05/2005

Mots des sens

 
Je ne sais pas quoi dire...
Parce que je ne sais pas quoi penser...
 
Pourquoi vouloir à tout prix connaître et savoir?
Ce ne sont que des mots...
Tellement faciles, les mots!
 
Je suis fatiguée des sens uniques...

11:28 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

17/05/2005

De tout et de rien...

 
Samedi, journée multicolore!
Départ pour un we bruxellois, je me laisse conduire. Pluie battante.
Pour une fois, je ne suis pas seule à faire cette route. Coffre chargé.
300 kilomètres à ajouter au compteur.
La saine fatigue accumulée coule dans mes veines et appesantit mes membres!
Je me sens lourde, ma tête s'enfonce dans l'oreiller, je suis nauséeuse, position allongée, jambes sur ses jambes, je me laisse partir... Je finis pas somnoler un peu... Je songe ...
 
Arrivés à Bruxelles, escale chez Mademoiselle M, café et embarquement direction Nivelles pour une pendaison de crémaillère.
Les présents: jeunes couples pré - 30 ans, avec enfant(s) ou les attendant avec impatience!!
Si nous nous sommes sentis un peu seuls? Si leurs histoires nous ont ennuyés?
Réponse publique: "non, non, ça me fait un peu de culture générale!"
Réponse perso: "j'étais à deux pas de rejoindre les gosses à l'étage!"
Une conversation tournait autour des maux d'une femme enceinte...
J'ai tendance à m'approprier facilement les symptômes des maladies...
Et comme depuis quelques jours, je me réveille la nuit avec une affreuse envie de manger quelque chose, et comme j'ai quelques jours de retard, j'ai eu un affreux doute dont j'ai dû faire part à Mademoiselle M lors d'une pause cigarette dans le jardin... Mais pas de panique, tout va bien, mon organisme n'est pas atteint... Enfin, j'espère!!
 
Même si je sais qu'un jour, je serai mère moi aussi, je ne veux pas être une mère castratrice! Car l'homme, je l'aime libre, là, mais libre!! Et je me veux libre moi aussi...
 
Pour terminer et nous empêcher de tomber tous les 3 dans le spleen non natal, nous sommes allés bouger nos corps au son de l'electro-rock de dj Hell, célèbre et increvable!! Infernal!!
 
Reste du week-end: terrasses, soleil, brunches, librairie Filigranes et finalement, retour à Paris dont je suis dorénavant!
 

13:07 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/05/2005

Compte à rebours

 
Décompte fatidique
Journées sous pression
Je suis exténuée
Nuit rêvée...
 
Nuit agitée
Nuit apesanteur
Nuit lourde
Nuit envahissante...
 
Matin difficile
Matin engourdi
Yeux embués
Yeux sommeil...
 
Vision trouble
Besoin de caféine...
 
J'adore travailler sous la pression,
dans l'urgence,
dans la panique...
J'adore cette dose d'adrénaline qui me surprend le matin,
s'écoule toute la journée dans mes veines
et me quitte soudainement le soir
pour me laisser pantoise, ahurie et complètement naze...
 
J'aime qu'on me presse comme un citron
jusqu'à la pelure!
 
 
 
 
 

09:09 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

12/05/2005

Autre

 
Ma dernière mission professionnelle avec Bruxelles s'achève.
Fin de semaine, il n'en sera plus!
 
Drôle de sentiment...
Obligée de tourner la page...
J'aime assez...
C'est excitant...
 
J'aurai 2 semaines pour me préparer mentalement à travailler à Paris.
C'est angoissant car inconnu mais stimulant car défiant!
 
Je veux être à la hauteur...
Je serai à la hauteur...
 
Autre ville, autre appartement, autre vie, autres amis et ... autre job!
 
Je suis excitée comme un puce mais j'ai la peur au ventre!!

10:21 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

04/05/2005

Coulisses de mes colères

 
Colère facile...
 
         Montée
 
Mes montées sont fulgurantes, explosives, cassantes et destructrices...
Pression qui monte, que je ne peux stopper, qui me traverse toute entière...
Pour jaillir en un flot d'horreurs...
 
        Descente
 
Mais je descend très vite...
Une fois la houle passée...
Et la douceur, je redeviens...
Et de tes bras, j'ai besoin...
 
Lunatique?
Certainement!
Affreusement!
 
"Tu me connais"
Surpris chaque fois
mais "tu me connais" ...
 
A ce moment-là, je ne suis pas moi-même...
Ou peut-être si...
Mais pas celle que tu aimes...
Ou peut-être que si...
Et là, faut que je m'excuse, que je me fasse pardonner...
Ou peut-être que non...
Et je te connais, tu m'acceptes...
Ou peut-être qu'un jour, non...
 
On se déteste ou on s'aime!
Ou peut-être les deux!

09:54 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

03/05/2005

Colère froide

Apprendre le détachement
N'est pas tâche aisée
Je m'y applique
Mais je réplique sans cesse
 
Je ne suis pas du genre à tendre l'autre joue
Touche un peu à l'indifférence
Tu verras comme ça fait mal
 
Et pourtant, moi, je ne te veux pas de mal
Mais tu comprends, je ne veux plus subir
 
Alors laisse-moi hurler
Laisse-moi éclater
Laisse-moi indifférer!
 
De toute façon, je n'en fais qu'à ma tête...
Et tu me cherches des pous!
 
Ni tout blanc, ni tout noir, ni tout rose
Tout en nuance, that's life and that's mine
 

14:11 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/05/2005

Le soleil paressant

                                   
Sur une terrasse ensoleillée, que faire sinon paresser, siester, picorer, lire et bavarder...
 
                         Extraits des "Tableaux parisiens" des "Fleurs du Mal" de Baudelaire
 
Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures
Les persiennes, abri des secrètes luxures,
Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
Je vais m'exercer seul à ma fantasque escrime,
Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.
 
Ce père nourricier, ennemi des chloroses,
Eveille dans les champs les vers comme les roses;
Il fait s'évaporer les soucis vers le ciel,
Et remplit les cerveaux et les ruches de miel.
C'est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles
Et les rend gais et doux comme des jeunes filles,
Et commande aux moissons de croître et de mûrir
Dans le coeur immortel qui toujours veut fleurir!
 
Quand, ainsi qu'un poète, il descend dans les villes,
Il ennoblit le sort des choses les plus viles,
Et s'introduit en roi, sans bruit et sans valets,
Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais.
 
 
Quant à moi, je trébuche et pas seulement sur les mots...
Je m'étale mais je me relève toujours en beauté...
 
 
 
 

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