27/07/2005

 Rétrospective (3)


Et pourtant j'ai perdu ...
Beaucoup de temps, d'énergie, de sentiments,
Et de confiance surtout
Je ne pouvais plus
Je mettais tout en doute
Son amour
Sa santé mentale
Son honnêteté
Il m'avait menti pendant si longtemps
Pourquoi ne pas continuer ...
Il était devenu maître es mensonge, joueur
Joueur de ma naïveté de provinciale rêveuse
 
Je déteste cette image de moi maintenant
Mais l'orgueil de ce combat mené seule
me réconforte
me conforte dans l'idée que je vaux quelque chose
Mener un combat seule face à l'impossibilité d'en parler
Parce qu'on a trop honte de ce qui nous arrive
Parce qu'il est impossible de reconnaître
Que peut-être on s'est trompé
 
Alors, j'ai continué
Les jours se sont succédé
Vides d'amour et de sens
Vides de sexe et d'envie
Vides de joie
Je ne sais pas encore comment
J'ai pris sur moi
Je préservais les apparences
Et je jonglais avec les idées
Pour se refaire
 
Se refaire...
Je n'y croyais pas vraiment ...
Mais j'étais comme clouée...
Tellement bafouée ...
Que l'idée de repartir à zéro ...
M'était insupportable...
 
Et puis, il y avait ces instants où
Foudroyé par une perte énorme
il tombait à mes genoux
pitoyable, en pleurs,
les pleurs d'un enfant qui n'arrive plus à reprendre son souffle
les yeux vides
les envies de morts
sur le bord
 
Alors j'ai continué ...
Et puis un jour, il a compris ...
Je ne comprends toujours pas ce déclic
Pourquoi là?
Don't know
 
Et il s'est fait soigné ...
Mais ça a duré encore un peu, moins...
Des rechutes
Comme pour tout !
Faut pas se leurrer
 
à suivre ...

13:39 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

19/07/2005

Rétrospective (2)

3/
J'y suis allée un jour, avec lui, prête à tout
j'étais
C'est un autre monde
Celui des joueurs
Un monde glauque où l'humain n'existe plus
Un monde où l'abnégation est reine
Un monde où la destruction est palpable
 
Un monde où l'excitation cotoie la déchéance
Passés les portes du cercle de jeu
Cette petite porte derrière à l'abri des regards
où seuls les initiés sont admis
où seuls les grosses mises sont permises
 
J'y suis allée
Je me suis surprise à observer
Comme une enfant qui découvre le monde des adultes
D'abord subjuguée
Et très vite dégoûtée
J'en ai été malade
J'ai su à ce moment-là que je ne pourrais plus jamais
accorder ma confiance
Je me suis sentie trahie, trompée
 
Je ne savais pas comment battre cette rivale
Parce que je ne comprenais pas encore ses motivations
Etait-ce ma faute?
 
Nous étions en enfer
Lui et moi
Lui par choix d'abord et puis engourdissement de l'esprit
Moi par hasard et puis par choix
 
Parce que j'ai choisi de vivre ça
Parce que je ne supportais pas l'idée
de perdre face à cette merde de rivale
qu'est la dépendance au jeu
 
Par orgueil ensuite
Parce que j'espère que je l'ai vaincue...
 
à suivre encore ...
 

22:41 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

18/07/2005

Tout ou rien ...

 
C'est tout ou rien ...
On me demande tout ou rien ...
On me donne tout ou rien ...
Je suis fatiguée de tout et de rien ...
 
En réalité, je ne comprends plus rien ...
Et j'en ai marre de tout parfois ...
 
Je suis vraiment crevée ...
Faut que je dorme ...
 
 

19:59 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

04/07/2005

Elle m'a dit !!!

 
Tout commence par un questionnaire dans les règles de l'art
Date de vos dernières règles?
Date de vos toutes premières règles?
Opérations quelconques?
Allergies?
Grossesse?
IVG?
Fausse couche?
Antécédents familiaux?
On ne peut résumer ma vie plus rapidement
5 minutes tout au plus!!!
 
Pour finir comme suit:
 
Vous pouvez vous déshabiller à côté
Elle m'a dit!
Allongez-vous sur la table et posez vos jambes là
 
Et la table monte à hauteur de ses yeux
Et j'ai l'impression d'être seule au monde dans cette clinique que je ne connais pas
Face à ces yeux inquisiteurs
Je suis bien que résignée, outrée ! comme toujours ! comme d'habitude !
 
Et voilà le moment tant redouté
Elle appose cet horrible instrument de malheur
Je ne le vois pourtant jamais venir
Mais je ne pense qu'a lui sur le chemin pour y aller
Ce spéculum!
Froid
Rigide
Dur
Douloureux quand elle le serre
Crispée, je deviens
Et cette orchidée blanche même pas naturelle mais en soie je fixe sans savoir pourquoi
A quoi penser? 
Mais pourquoi est-ce toujours si désagréable?
Impression que mon utérus est tiré hors de moi!
On me tire de l'intérieur...
Ecartelée sur cette table...
Détendez-vous!
Elle me dit
Car évidemment, ça ne s'arrête pas là!
Et ce n'est pourtant que la routine
Car vient ensuite la sensation qu'on enlève une partie de moi, de mon intimité, de ma vie privée, de mon moi le plus profond, face interne mise à jour !!!
Pour la faire analyser...
Pour l'envoyer je ne sais où dans une petite boîte bleue fermée, mise dans un sachet...
Avec mon nom, mon adresse et tout plein d'autres données
Ils vous contacteront!
Elle m'a dit
Et j'ai pas envie de lui en parler à elle!
Elle est aussi froide que le spéculum!
A peine l'ombre d'un sourire quand je lui ai dit
- Vous êtes sûre?
Tout va bien?
- Pour ma part, c'est en ordre !
Elle m'a dit
En ordre?
Autrement dit, je suis bonne pour un an
Comme ma voiture?

Merci saloperie de blouse blanche!
Pas humaine pour un sou !!!
Et moi qui pensais qu'avec une femme, ce serait mieux !
 

18:42 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (13) |  Facebook |

Chercher le soleil par défaut !

 
Week-end aux sons de partout...
Couleurs pleins les yeux et les oreilles
Festival haut en chaleur...
Phase d'approche nécessaire des bars à cocktails ...
Délirer avec Mademoiselle M...
Danser sur tous les sons
En passant d'un concert à l'autre
Apprendre à danser le flamenco... le tango ou cette danse brésilienne aux déhanchés provocateurs...
Ponctuer de Olé toutes nos incartades...
Jusqu'au bout de la nuit...
Terminer au sons electro ...
Les cheveux collent dans la nuque...
Et le kohl me brouille un peu la vue...
Samedi et on a remis ça...
Oubliée cette voiture rouge envoyée en Afrique par son bon fond!
Oublié le nouveau jules de ma grand-mère qui ne peut s'empêcher de se vanter de ses prouesses sexuelles à 72 ans avec ... ma grand-mère quand même ! Hey, je suis là, je suis ouverte mais bon ! Pas envie quoi !!!
Monsieur I nous a accompagnés,
Monsieur I est un ami de Mademoiselle M
Je l'aime bien
Je sens qu'il a un faible pour elle
Je lui ai dit mais elle pense que non
Je sais que oui
et j'aimerais que ...
Mais je ne peux pas en faire plus ...
Il est bien !
Amateur de femmes, mais avouons, quel homme ne l'est pas ?
Les pieds en compote
On suit le cortège qui s'égrène pour retrouver ses pénates...
Comme on adore se mettre au lit
Dans cet état euphorique
Parce qu'on a trop ri et trop sué !
 
Olé!!!!
 
 
 
 
 

12:22 Écrit par Lou | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |